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Acompte
:
somme versée par l'acquéreur lors de la signature de la promesse
de vente. Elle engage définitivement l'acquéreur et représente
généralement 10% du prix global du bien immobilier. Si la vente
n'est pas menée à son terme, le vendeur est en droit de
récupérer cette somme. Une seule exception : si l'acquéreur fait
valoir la non-réalisation d'une condition suspensive prévue dans
le compromis de vente, il peut récupérer son acompte.
Acte authentique : acte établi
par un officier public, notamment un notaire, qui fait foi
jusqu'à inscription de faux. Certaines autorités administratives
peuvent établir pour les acquisitions et aliénations de l'Etat
et des collectivités territoriales des actes en forme
administrative bénéficiant de la même force probante.
Acte d'administration : opération
de gestion normale, acte ordinaire d'exploitation d'un bien ou
d'une masse de biens englobant l'expédition des affaires
courantes et la mise en valeur naturelle d'un patrimoine.
Acte de disposition : opération
grave qui entame ou engage un patrimoine, pour le présent ou
l'avenir, dans ses capitaux.
Acte de vente :
contrat définitif
par lequel l'acquéreur devient propriétaire. Il peut être appelé
acte authentique car celui-ci est réalisé devant notaire. La
signature de cet acte entraîne ce que l'on appelle les "frais de
notaire" incluant les droits de mutation et les honoraires du
notaire.
Acte notarié :
C'est un acte signé
devant notaire, dit acte authentique. Par exemple, la promesse
de vente ou l'acte de vente peuvent constituer des actes
notariés.
Acte sous seing privé : acte écrit établi par
les parties elles-mêmes sous leur seule signature sans
l'intervention d'un officier public qui est doté d'une force
probante inférieure à celle de l'acte authentique.
Adjudication : attribution d'un
bien meuble ou immeuble mis aux enchères, à la personne offrant
le prix le plus élevé.
Aide juridique : assistance
financière permettant à une personne disposant de revenus
modestes de faire face aux frais d'un procès.
Texte de base : loi du 10 juillet 1991.
Aliénation : opération par
laquelle celui qui aliène transmet volontairement à autrui la
propriété d'une chose soit à titre onéreux (ex : la vente) soit
à titre gratuit (ex : donation), soit entre vifs (don manuel),
soit à cause de mort (legs), soit à titre particulier, soit à
titre universel.
Alignement : fixation unilatérale
par l'autorité administrative des limites des voies publiques
existantes ou projetées dans l'intérêt du service de la voirie.
Texte de base : code de la voirie routière.
Altimétrie : Partie de la
topographie qui a pour finalité la mesure de l'altitude des
différents points d'une surface (voir nivellement, relief, Z).
Amiante : matériau utilisé entre
1950 et 1980 dans les secteurs de l'industrie et de la
construction pour ses propriétés d'isolation phonique et
thermique et de protection contre l'incendie qui, en raison de
ses effets cancérigènes, a fait l'objet de dispositions
réglementaires en vue de limiter l'exposition de la population
et des travailleurs. Ainsi, la présence de flocages,
calorifugeages et faux-plafonds contenant de l'amiante doit être
recherchée dans tous les immeubles construits avant le 1er
juillet 1997 (décrets du 7 février 1996 et du 12 septembre 1997,
loi du 13 décembre 2000 : art .176).
En cas de vente d'un bien situé dans un immeuble collectif : un
état mentionnant la présence ou l'absence d'amiante est annexé à
tout avant -contrat et au contrat de vente. A défaut le vendeur,
même non professionnel, ne peut s'exonérer de la garantie du
vice caché lié à l'amiante.
Apports : Ensemble des parcelles
d'une exploitation agricole avant les opérations d'aménagement.
Architecte :
extrait de la Loi n° 016-89 relative
à l'exercice de la profession d'architecte et à l'institution de
l'Ordre national des architectes.
Article 1 : L'architecte
est chargé de la conception architecturale des bâtiments et des
lotissements, de l'établissement des plans y afférents et de la
direction de leur exécution. Il peut être également chargé du
contrôle de la sincérité des mémoires comptables des
entrepreneurs qui concourent à la réalisation des travaux
afférents aux actes précités. Sous réserve des cas où la loi
impose le recours à un architecte pour l'accomplissement d'actes
déterminés, l'architecte assure tout ou partie des actes prévus
au présent article suivant le mandat qu'il reçoit de son client.
Article 2 : L'architecte
exerce sa profession selon l'un des modes suivants :
- à titre privé sous forme indépendante ou de salarié ou
d'associé d'une société d'architectes définie à l'article 22 ;
- à titre de fonctionnaire de l'Etat ou d'agent des
collectivités locales ou des établissements publics ou
d'enseignant dans les établissements d'enseignement supérieur
d'architecture.
Article 3 : Dans les cas
où la loi impose le recours obligatoire à un architecte,
celui-ci ne peut être qu'un architecte exerçant sa profession à
titre privé sous forme indépendante ou en qualité d'associé dans
une société d'architectes.
Arrhes : somme d'argent versée à titre de
paiement partiel à l'occasion de la signature d'un contrat ou
d'un avant-contrat. Les arrhes sont perdues si le débiteur
renonce à mener à son terme l'opération engagée.
Assignation : acte de procédure
délivré par un huissier pour inviter une personne à comparaître
devant une juridiction et comportant les motivations et les
conclusions du demandeur.
Association foncière -
Association syndicale : regroupement
de propriétaires, qui peut revêtir différentes formes
juridiques, et qui peut avoir pour objets une restructuration de
la propriété, des constructions, des travaux d'aménagement, une
gestion collective.
Association Foncière de Remembrement
: Regroupement de représentants communaux, d'exploitants
agricoles et de propriétaires qui a pour but la réalisation et
la gestion financière de l'aménagement foncier.
Attributions : Ensemble des
parcelles d'une exploitation agricole après les opérations
d'aménagement.
Assurance "multi-risques" du locataire
: assurance que doit contracter le locataire pour couvrir les
risques dont il doit répondre, notamment incendie, explosions,
vol, vandalisme, dégâts des eaux ?
Texte de base : loi du 6 juillet 1989.
Audience : séance au cours de
laquelle un tribunal entend les explications des parties et
instruit le litige avant de statuer.
Avant-contrat : Expression
doctrinale désignant soit de véritables contrats, soit plus
généralement et plus vaguement toute espèce d'accord
préliminaire passé lors de pourparlers, de façon souvent
informelle en vue de la conclusion ultérieure d'une convention
en général plus formaliste, mais faisant naître, au moins à tire
provisoire, un engagement.
Avantage fiscal :
'acquisition d'un bien immobilier comme certains types de
travaux peuvent faire l'objet de réductions de l'impôt sur le
revenu ou de déductions ou d'abattements sur le revenu
imposable. Toutes ces dispositions sont inscrites chaque année
dans la nouvelle loi de finances.
Avenant :
désigne un acte complémentaire à un contrat initial établi entre
les différentes parties. Il permet de compléter ou de modifier
les clauses du contrat initial.
Ayant droit
:
désigne
quelqu'un qui détient lui-même les droits ou bien qui peut faire
valoir un droit qu'il détient d'une autre personne.
B
Bail
: contrat de louage par lequel l'une des parties appelée
bailleur s'engage, moyennant un prix que l'autre partie appelée
preneur s'oblige à payer, à procurer à celle-ci, pendant un
certain temps, la jouissance d'une chose mobilière ou
immobilière.
Bail à construction : bail de
longue durée (18 à 99 ans) qui, conférant au preneur un droit
réel immobilier, l'oblige à édifier sur le terrain loué des
constructions, moyennant, en tout ou partie, la remise au
bailleur des édifices et, s'il est stipulé, un loyer révisable.
Bail de location : contrat entre
le propriétaire (le bailleur) et le locataire (le preneur), qui
fixe les droits et obligations de chacun. Sauf cas particuliers,
la location de locaux non meublés à usage d'habitation ou à
usage mixte professionnel et d'habitation principale doit faire
l'objet d'un contrat écrit.
Bail emphytéotique : bail par
lequel un propriétaire concède un immeuble pour une durée de 18
à 99 ans, moyennant une redevance annuelle et sous l'obligation
de planter ou d'améliorer l'immeuble loué, à un preneur nommé
emphytéote qui acquiert le droit réel d'emphytéose.
Bejmat : le bejmat est un carreau
de terre cuite émaillée sur une face, dont les dimensions sont
de 15 cm par 5 cm. La longueur du bejmat étant égale à 3 fois sa
largeur, cela permet de composer toute une série de motifs
variés : des carrés, des bâtons rompus, des entrecroisés.
Bornage : Pour éviter les conflits de
voisinage, il est utile de connaître parfaitement les limites de
sa propriété. Indispensable pour ne pas s'engager dans une
construction en limite de propriété qui risque en fait de mordre
sur le terrain mitoyen... et qui par conséquent devra être
détruite.
Le bornage évite
de telles situations et constitue une garantie pour l'avenir.
C'est un géomètre-expert qui procède à ce travail. La meilleure
solution consiste à s'entendre avec le ou les voisins concernés
pour que le bornage soit réalisé d'un commun accord et que les
frais en soient partagés.
Texte de base : Arrêté Viziriel du 20
Rejeb 1333 - 3 juin 1915 édictant les détails d'application du
régime foncier de l'immatriculation
Bureau de contrôle : le
bureau de contrôle est un établissement agréé par l’état qui
délivre des attestations de conformité quant à la solidité et
l’étanchéité de l’ouvrage. Sa mission peut également s’étendre à
tous les lots techniques (plomberie, électricité, climatisation,
etc.). Ils ne sont pas obligatoires. Néanmoins, leur présence
atteste de la rigueur professionnelle du promoteur. Ils
permettent également au constructeur de souscrire à une garantie
décennale. Vous pourrez constater leur présence en questionnant
le vendeur ou en lisant le panneau de chantier.
C
Cadastre
: Inventaire descriptif et évaluatif des parcelles de terrain et
des immeubles bâtis. Il s'agit d'un document à caractère fiscal
qui a vocation à définir l'assiette des impôts fonciers et qui
ne peut valoir titre de propriété.
Cahier des charges de lotissement : document
contractuel facultatif qui définit les droits et obligations des
propriétaires de lots. Il ne peut contenir de règles de
construction et son contenu ne peut être contraire au droit de
l'urbanisme.
Canevas : Ensemble de points matérialisés par
des bornes, des repères ou encore des points bien identifiés sur
des images, qui servent d'appui aux levés de plans.
Caution solidaire d'un particulier :
La caution solidaire d’un particulier peut être
acceptée en garantie d’un crédit par certains prêteurs. La
personne qui se porte caution s’engage à payer à la place de la
personne qui est cautionnée, en cas de défaillance dans le
remboursement des échéances de cette dernière.
Certificat d'urbanisme : document délivré par
l'administration, le certificat d'urbanisme peut être :
soit ordinaire ou d'information simple : il ne se prononce pas
sur la constructibilité du terrain, mais informe le demandeur
sur les règles d'urbanisme, les limitations administratives au
droit de propriété, le régime des taxes et participations
d'urbanisme applicables au terrain , ainsi que sur l'état des
équipements publics existants ou prévus;
soit détaillé ou pré-opérationnel : il indique si le terrain
peut être utilisé pour la réalisation du projet spécifique dont
les caractéristiques ont été précisées dans la demande.
Chargesde copropriété : sommes dont les
copropriétaires doivent s'acquitter pour assurer le bon
fonctionnement de la copropriété. Les charges relatives à la
conservation, à l'entretien et à l'administration des parties
communes sont réparties en fonction des tantièmes de propriété.
Les charges entraînées par les services collectifs et les
éléments d'équipement commun sont réparties en fonction de
l'utilité que ces services et équipements présentent à l'égard
de chaque lot.
Charges locatives : dépenses dont le locataire
doit s'acquitter, soit directement, soit en les remboursant au
bailleur.
Textes de base : loi du 6 juillet 1989 et décrets du 27 août
1987.
Chefaa : C'est le droit pour un
copropriétaire indivis d'immeuble "melk" d'acquérir la
quote-part qui a été aliénée à titre onéreux par un autre
copropriétaire, que cet acquéreur soit lui-même copropriétaire
ou qu'il soit un tiers moyennant le remboursement du montant du
prix de vente, des améliorations et des loyaux coûts du contrat.
Classe : Détermination de la valeur d'une terre
agricole suivant sa productivité, la topographie, la nature du
sol, etc?
Classe de précision : Mesure, généralement
exprimée par une longueur en centimètres, caractérisant les
propriétés statistiques des écarts observés entre les
coordonnées obtenues et les coordonnées issues des contrôles.
Clause pénale : clause par laquelle le
débiteur, s'il manque à son engagement, devra verser au
créancier une somme d'argent dont le montant, fixé à l'avance,
est indépendant du préjudice causé. Elle peut être augmentée ou
réduite par le juge.
Coefficient d'occupation des
sols
(COS) : Pourcentage maximum d'un terrain qui doit être
réservé à la construction. Ainsi, si le COS est de 0,5, cela
signifie que la surface au sol du ou des bâtiments construits ne
doit pas dépasser 50% de la surface totale du terrain.
Collectif
: terre
appartenant en commun à une communauté ethnique (tribu,
fraction,...). Une terre collective est inaliénable,
c'est-à-dire qu'elle ne peut être ni vendue, ni hypothéquée, ni
saisie, ni héritée. Les terres collectives peuvent être
affectées (partagées en parts attribuées à des ayant-droit) ou
non affectées (exploitées pour le compte de toute la
communauté).
Commission Communale d'Aménagement Foncier :
Groupe de travail présidé par le juge d'instance et qui dirige
les opérations d'aménagement.
Compromis de vente :
Avant-contrat signé par le vendeur et l'acquéreur d'un bien
immobilier soit sous seing privé, soit devant un professionnel.
Le compromis de vente engage les deux parties et il est d'usage
que l'acquéreur verse un acompte (en général 10% du prix de
vente) lors de l'établissement de cet acte.
Conditions de paiement : Ce sont
les conditions auxquelles le fournisseur accepte de faire crédit
à son client. Elles doivent être exprimées sur la facture de
manière claire et précise. Ces conditions doivent notamment
indiquer :
- le jour exact où la facture doit être payée,
- le moyen de paiement utilisé,
- les conditions d'escompte déductibles en cas de paiement
anticipé,
- les intérêts de retard en cas de paiement tardif.
Condition (ou clause)
résolutoire : clause d'un acte juridique faisant
dépendre le maintien d'un droit ou de la validité d'un contrat
de la survenance ou de la non-survenance d'un événement futur
dont la réalisation est incertaine.
Condition (ou clause)
suspensive : clause d'un acte juridique
faisant dépendre l'existence d'un droit ou la réalisation d'un
contrat d'un événement futur dont la réalisation est incertaine.
Congé pour mettre fin à un bail de location :
notification faite par le bailleur au locataire ou par le
locataire au bailleur de son intention de mettre fin au bail.
Cette notification doit répondre à des règles précises et
respecter un certain formalisme (lettre recommandée.
Le congé émanant du bailleur doit être délivré au moins six mois
avant le terme du bail et reposer sur un des motifs suivants :
→ reprise pour habiter
→ reprise pour vendre (le locataire bénéficie d'un droit de
préemption)
→ cause sérieuse et légitime (appréciée par les tribunaux).
Le congé émanant du locataire doit, sauf cas particuliers, être
donné avec un préavis d'au moins trois mois.
Conseil syndical de la copropriété
: organisme de quelques membres élus par
l'assemblée générale de la copropriété et dont les fonctions
essentielles sont d'éclairer les décisions de l'assemblée
générale et de contrôler l'activité du syndic.
Contrat de construction d'une maison individuelle
: il définit les obligations du constructeur d'un immeuble à
usage d'habitation ou d'un immeuble à usage professionnel et
d'habitation ne comportant pas plus de deux logements et donne
un certain nombre de garanties au particulier maître d'ouvrage.
Texte de base : articles L.230-1 et suivants du Code de la
construction et de l'habitation.
Contrat synallagmatique : contrat faisant
naître à la charge des parties des prestations et des
obligations réciproques.
Convertibilité du dirham :
C’est un mécanisme financier qui permet à notre devise nationale
de s’échanger librement et sans restrictions juridiques sur le
marché international. On parle dans le jargon financier de
convertibilité totale et de convertibilité partielle. La
première permet un échange de la devise nationale contre les
devises étrangères sur n’importe quel marché international. La
seconde, plus limitée, est pratiquée sur un échantillon
restreint de pays.
Copropriété : forme particulière de la
propriété immobilière dans laquelle le droit de propriété est
réparti entre plusieurs personnes par lots comprenant chacun une
partie privative et une quote-part des parties communes.
Textes de base : loi du 10 juillet 1965 et décret du 17 mars
1967.
Copropriété horizontale : forme particulière de
la copropriété caractérisée par le fait que chaque propriétaire
est titulaire de droits de jouissance privatifs sur la partie de
terrain correspondant à l'implantation de sa maison
individuelle, alors que le terrain d'assiette de l'ensemble
demeure commun.
Coût total du crédit : ensemble
des charges supportées par l'emprunteur sur la durée de son
crédit : Aux intérêts calculés à partir du taux nominal d'un
crédit s'ajoutent les frais d'assurance, les frais de dossier et
de garantie. Le coût total du crédit est égal à la somme de
toutes vos mesnualités moins le montant du capital emprunté.
Créancier : titulaire du droit d'exiger la
remise d'une somme d'argent.
Crédit-bail :
Le
crédit-bail est un moyen de financement qui s’adresse aux
professionnels pour leurs besoins d’investissement. Il permet de
financer aussi bien des équipements mobiliers qu’immobiliers.
Curatelle : régime de protection sous lequel
peut être placé un majeur lorsque, sans être hors d'état d'agir
sur lui-même, il a besoin d'être conseillé et contrôlé dans les
actes de la vie civile, notamment en raison d'une altération de
ses facultés personnelles.
D
Dar
: maison ou maisonnée
Débiteur : personne tenue au
paiement d'une somme d'argent.
Déclaration d'intention d'aliéner
: notification que doit faire au titulaire du droit de
préemption le propriétaire qui désire vendre son bien. Cette
déclaration, obligatoire à peine de nullité de la vente, doit
comporter l'indication du prix et des conditions de l'aliénation
projetée.
Dédit : possibilité qu'a un
contractant de ne pas exécuter son engagement moyennant paiement
d'une indemnité (par exemple dans le cas d'une promesse d'achat
d'un bien immobilier).
Dépôt de garantie : somme que
doit verser le locataire avant d'entrer dans les lieux à titre
de garantie des frais de réparation et remise en état qui
pourraient lui incomber à son départ. Cette somme ne peut
excéder le montant de deux mois de loyer. Elle doit être
restituée dans un délai maximum de deux mois suivant la remise
des clés.
Derb : le derb est l'unité de
base du groupement de logements dans la médina. L'impasse autour
de laquelle sont assemblées les maisons peut être comparée à un
immeuble horizontal.
Devoir de conseil : obligation pour un
professionnel de donner à son client tous renseignements,
informations, avertissements et recommandations pour la
définition et la réalisation de la mission qui lui est
confiée.Texte de base : article 1135 du code civil.
Document d'arpentage : document
qui constate les changements de limites d'une parcelle afin de
mettre à jour le plan cadastral (ancienne dénomination :
document de modification du parcellaire cadastral - DMPC).
Document d'urbanisme : document
ayant pour objet de déterminer les prévisions et règles touchant
à l'affectation et à l'occupation du sol dans le respect du
droit de l'urbanisme.
Dol : manoeuvre frauduleuse ayant
pour objet de tromper l'une des parties à un acte juridique en
vue d'obtenir son consentement.
Domaine d'Etat : les
domaines d'état sont des terres à vocation agricole, propriétés
de l'état. La tutelle de cette terre est assurée directement par
les services du Domaine ou confiée à d'autres organismes d'état
(SODEA, SOGETA par exemple qui dépendent du Ministère de
l'Agriculture).
Domaine privé : patrimoine de l'Etat ou des
collectivités qui, pour l'essentiel, est régi par les règles
habituelles du droit privé.
Domaine public : domaine
constitué en principe par les biens qui sont affectés soit à
l'usage du public soit à un service public et soumis en tant que
tels à un régime juridique particulier.
Le domaine public se subdivise en : domaine naturel, composé des
biens dont la soumission à la domanialité publique résulte d'un
fait entraînant à la fois acquisition et incorporation, et
domaine artificiel composé de biens dont l'acquisition est
accompagnée d'un acte exprès d'affectation par l'autorité
administrative dénommé classement.
Le domaine public obéit à des règles spécifiques de droit
public. Il est imprescriptible, inaliénable et insaisissable.
Dommages et intérêts : somme
d'argent compensatrice du dommage subi par une personne en
raison de l'inexécution ou de la mauvaise exécution d'une
obligation ou d'un devoir juridique par le cocontractant ou un
tiers.
Donation : transfert sans
contrepartie de la propriété d'un bien d'une personne (le
donateur) à une autre personne (le donataire).
Donation-partage : acte par
lequel une personne répartit de son vivant ses biens entre ses
héritiers présomptifs qui en deviennent propriétaires.
Droit de délaissement : faculté
donnée au propriétaire d'un terrain réservé par une collectivité
ou une administration (pour une opération d'intérêt général)
d'exiger de cette collectivité ou cette administration
l'acquisition immédiate de son terrain.
Droit de préemption : droit
reconnu dans certains cas à certaines personnes publiques ou
privées d'acquérir la propriété d'un bien lors de son
aliénation, par préférence à tout autre acheteur.
Droit de propriété : en France,
le droit de propriété se compose de trois éléments essentiels :
→ le droit d'user de son bien ;
→ le droit d'en retirer les fruits ou les produits ;
→ le droit d'en disposer, notamment de le vendre.
Texte de base : code civil.
Droits de mutation : taxes
perçues lors de l'exécution des formalités d'enregistrement et
de publicité foncière à l'occasion de la transmission d'un bien
immobilier.
E
Echelle
: Rapport entre une longueur réelle et sa représentation sur le
plan ou la carte (un report au 1/500 est tel que 1 cm sur le
plan correspond à 500 cm ou 5 m sur le terrain).
Emplacement réservé : portion de
territoire fixée par le plan d'occupation des sols en vue de
garantir la disponibilité des terrains qui serviront d'emprise à
un équipement futur.
Etat descriptif de division :
document annexé au règlement de copropriété et qui précise la
situation, la répartition, la consistance et l'affectation des
locaux de l'immeuble en copropriété.
C'est une pièce essentielle en copropriété, qui peut être
présentée séparément du règlement de copropriété mais qui en
fait partie intégrante.
Il comporte une liste des lots privatifs avec pour chacun son
numéro (sous lequel il est enregistré au Fichier immobilier),
une description qui induit l'usage auquel il est destiné, et les
" tantièmes " (millièmes, dix-millièmes, cent-millièmes ou toute
autre subdivision imaginable) de copropriété. Ces derniers
fixent la quote-part de la propriété du sol ainsi que les droits
de vote aux assemblées générales attribués au lot.
Etat des lieux : constat établi
en principe de manière contradictoire à l'arrivée et au départ
du locataire et qui permet au bailleur de faire supporter au
preneur les frais des réparations et remises en état, à
l'exception de celles rendues nécessaires par la vétusté ou la
force majeure.
Expropriation : procédure permettant à
l'administration, pour cause d'utilité publique, de contraindre
un particulier à céder son bien en contrepartie d'une
indemnisation financière dont le montant est fixé par les
tribunaux judiciaires.
Texte de base : code de l'expropriation.
F
Force
majeure : événement imprévisible et irrésistible
qui exonère celui qui y est confronté des obligations dont il
serait normalement redevable.
Foundouks : il y a les foundouks
dont la destination est proche des caravansérails d'orient,
servent à loger les gens de passage, les autres servent
principalement d'entrepôts et abritent des boutiques et des
ateliers d'artisans. Leur cour peut aussi servir à des ventes à
la criée.
Fraction d'un lot de copropriété
: démembrement d'un lot de copropriété pour pouvoir procéder à
une vente partielle.
G
Garantie
Decennale :
Garantie
obligatoire supportée par tous les intervenants dans l’acte de
construire. Elle couvre tous les vices de constructions
compromettant la solidité de l’ouvrage ou le rendant impropre à
sa destination et ce, pendant 10 années à compter de la
réception. Cette garantie couvre également tous les dommages qui
affectent la solidité des éléments d’équipements indissociables
du bâtiment.
Gebs : plâtre. Le plâtre est posé de façon
massive et uniforme, puis il est sculpté par des artisans
ciseleurs. C'est ainsi que sous le ciseau du "gebbas" le plâtre
révèle toute sa noblesse. On emploi souvent, pour simplifier, le
terme "stuc".
Georéférencement : Positionnement
tridimensionnel par rapport à un système légal (ex :Système
Lambert) d'un point, d'une borne, d'un repère.
GPS : Système de géoréférencement
issu de la technologie militaire américaine. L'envoi de signaux
par des satellites géostationnaires sont captés par un récepteur
au sol. Ce qui permet de déterminer précisément la longitude et
la latitude de ce récepteur.
Deux modes opératoires avec le GPS :
- levé en "temps réel" avec correction immédiate de la ligne de
base par la référence (via communication UHF ou GSM) : précision
5 cm
- levé avec mesures surabondantes et post-traitement. Les
corrections, en s'appuyant sur les références (points IGN ou
stations RGP) permettent une résolution x,y,z centimétrique.
Grade : Unité de mesure angulaire
retenue en géodésie et en topographie représentant la 1/400e
partie d'un tour d'horizon ou la 1/100e partie d'un angle droit.
Les divisions du grade sont décimales
1 gr = 10 dgr (décigrades) = 100 cgr (centigrades) = 1000 mgr
(milligrades) = 10 000 dmgr (décimilligrades)
(NB = 1 centigrade (1 cgr) correspond à une ouverture de 1 cm à
64 m)
La chiffraison des angles horizontaux et verticaux de tous les
théodolites est réalisée en grades et sous multiples.
Gros oeuvre d'une construction :
ensemble des ouvrages constituant la structure d'une
construction : fondations, murs, dalles, toiture. La réparation
du gros oeuvre incombe au propriétaire alors que le locataire
n'est tenu que des réparations locatives.
Guich : ce sont des
terres que l’Etat makhzenien avait concédées en jouissance à des
tribus en contrepartie d’un service rendu, à caractère
militaire. On les trouve, le plus souvent, en zones de
protection autour des villes impériales : Meknès, Fès,
Marrakech, Rabat.
H
Habous : terme de droit musulman désignant les
biens concédés par legs à des fondations religieuses. Les
revenus de ces biens de mainmorte sont affectés à la
construction et à l'entretien des mosquées, des écoles
coraniques, des hôpitaux… Par définition, les biens couverts par
les Habous sont inaliénables. Ils ne peuvent être ni vendus, ni
échangés. Aujourd'hui, le Ministère des Habous peut
exceptionnellement vendre des immeubles de son domaine, à charge
de réemploi, c.-à-d. sous la condition d'acquérir d'autres
immeubles.
Hammam : bain à étuve privé ou
public. Comme les thermes antiques, le hammam comporte une
succession de salles - froide, tiède et chaude -, où les hommes
et les femmes se rendent séparément.
Haouz : la plaine qui entoure
Marrakech est appelée le Haouz. Ce mot signifie en arabe
environs, alentours, banlieue, territoire d'une ville.
I
Implantation : matérialisation sur le
terrain de points caractéristiques nécessaires pour l'engagement
de travaux d'aménagement ou de construction. Les points sont
reportés à partir d'un plan établi lors de l'élaboration du
projet.
Indivision : situation juridique
qui existe, jusqu'au partage d'une chose ou d'un ensemble de
choses, entre ceux qui ont sur cette chose ou cet ensemble un
droit de même nature, chacun pour une quote-part, aucun n'ayant
de droit privatif cantonné sur une partie déterminée et tous
ayant des pouvoirs concurrents sur le tout.
J
Jugement au fond : (ou jugement sur
le fond) : décision d'un tribunal qui tranche le litige qui lui
est soumis et qui est exécutoire sous réserve d'appel devant une
juridiction supérieure.
Laser (Light
Amplification by Stimulated Emission of Radiation) :
Emission stimulée d'un faisceau de rayonnement cohérent, utilisé
dans de nombreux domaines (armement, médecine,
télécommunications et topographie). La théorie émise par
EINSTEIN en 1917 verra ses premières expérimentations dans les
années 50. Le rayonnement laser est directif, avec un faisceau
très réduit et donc une grande concentration d'énergie par unité
de surface.
C'est ce qui explique ses utilisations dans des secteurs proches
de notre activité :
→ Alignement et guidage en construction, en TP (tunnels,
routes.)
→ Métrologie des surfaces, des longueurs, des niveaux, des
déformations (télémétrie, granulométrie, mesure d'angles.)
→ Lecture codes à barres (nivellement), disques numériques
→ Imprimantes laser, photocomposition
K
Kasba (ou casbah) : sorte de château fort
construit en pisé. Caractéristique du Haut Atlas et des vallées
du Drâa et du Dadès. Appelé tighermt ou tirhermt en berbère.
Khettara : la khettara est un
système ancestral de mobilisation des eaux souterraines. C'est
une galerie drainante anemant par gravité l'eau de la nappe
phréatique à la surface du sol à des fins d'irrigation et d'au
potable. Cette technique ancienne, de première apparition en
Iran, a été introduite au Maroc, par les Arabes (début du VIIIe
siècle)
Kissaria : le souk est constitué
de boutiques construites le long de ruelles souvent ombrées par
des claies de roseaux. Ces boutiques sont parfois réunies dans
des constructions spéciales, fermées par des portes, véritables
rues couvertes, que l'on appelle kissaria.
L
Legs : libéralité contenue dans un testament.
Lésion : préjudice résultant du
déséquilibre des avantages ou prestations que les parties tirent
d'un contrat synallagmatique.
Levé : Opération de mesure locale
d'un ensemble de points permettant de décrire, en s'appuyant sur
les points de canevas, des objets géographiques.
Licitation : vente aux enchères
d'un immeuble dans l'indivision.
Location-accession
: la location-accession est un contrat de vente par lequel le
vendeur s'engage envers l'accédent à lui transférer, après une
période de jouissance à titre onéreux, la propriété de tout ou
partie d'un immeuble moyennant le versement d'une redevance
jusqu'à la date de levée de l'option.
Location-vente : contrat par
lequel un propriétaire loue son bien à une personne qui, à
l'expiration d'un certain délai, a la faculté ou l'obligation
d'acheter le bien selon des conditions convenues à l'origine et
qui tiennent compte des loyers versés.
Lot de copropriété : unité de
base de la copropriété, comprenant une partie privative et une
quote-part des parties communes.
Lotissement : division d'une
propriété foncière en vue de l'implantation de bâtiments, qui a
pour objet ou qui, sur une période de moins de dix ans, a eu
pour effet de porter à plus de deux le nombre de terrains issus
de ladite propriété.
Texte de base : code de l'urbanisme.
M
Maître d'oeuvre :
personne ou entreprise qui conçoit l'ouvrage et en surveille la
construction. La mission de maîtrise d'oeuvre doit permettre
d'apporter la meilleure solution architecturale, technique et
économique pour réaliser le programme défini par le maître
d'ouvrage.
Maître d'ouvrage : personne
responsable de la réalisation d'une opération d'aménagement ou
de construction qui, à ce titre, s'assure de la faisabilité de
l'opération projetée, en détermine la localisation, en définit
le programme, en arrête l'enveloppe financière prévisionnelle,
en assure le financement, en choisit le processus de
réalisation, désigne le maître d'oeuvre et conclut avec lui les
contrats d'étude et d'exécution des travaux.
Médina
: la
médina est le coeur historique des villes du Maroc, ce terme
désigne la vieille ville. C’est précisément là que l’on retrouve
les activités traditionnelles.
Melk : terre qui, quelle que soit son
origine (achat, héritage, don, etc.) appartient à une ou
plusieurs personnes qui en ont pleine jouissance (liberté de
vente, d'hypothèque, de don, de legs). Le melk et assimilé
englobe en plus les terres de la Réforme Agraire.
Mellah : au Maroc, le quartier juif.
Le mellah le plus important du
Maroc est celui de Fès, qui fut dailleurs le premier quartier
juif du Maroc et date de 1438. Les Mellahs sont
généralement réalisés sur la base d’un plan quadrilatère, avec
quelques grands axes d’où partent de part et d’autres de
nombreuses ruelles parallèles entre elles.
Mitoyenneté :
droit de propriété partagé entre deux personnes sur une clôture
située sur la limite séparative des biens de chacun des deux
propriétaires.
Mode de
faire-valoir : le mode de faire-valoir
d'une terre est le régime régissant sa mise en oeuvre en vue de
l'exploiter. Le mode de faire-valoir se définit par rapport à
l'exploitant ou aux exploitants.
Il est direct ou assimilé lorsque la terre est exploitée par le
porteur du titre de propriété, par l'ayant - droit ou par
l'attributaire, ou bien lorsqu'elle est mise en valeur sans que
l'exploitant ait à payer une contre partie en espèce ou en
nature.
Il est indirect lorsque la terre est exploitée, en contre partie
d'un paiement de bail fixé d'avance (en espèce, en nature, en
part de récolte ou sous forme de service), étant entendu que ces
terres sont cédées à bail ou louées à l'exploitant pour une
période limitée.
Modélisation
: La modélisation d'un terrain (d'une statue?.) est sa
numérisation tridimensionnelle. Elle consiste à transformer son
relief en une multitude de triangles irréguliers dont le
mosaïquage épouse et restitue fidèlement la surface.
Monopole : droit exclusif donné à
une personne publique ou privée de prendre des décisions dans
certains domaines ou d'accomplir certains actes professionnels.
Moucharabieh :
un dispositif permettant d'observer sans être vu. Le nom
provient de l'arabe machrabiyyah. La Jalousie, en espagnol
Celosia, désigne un trompe-l'œil, permettant aux personnes
situées à l'intérieur de la maison d'observer presque sans être
vu. Claire-voie faite de petits bois tournés et assemblés,
utilisés pour les balcons, les fenêtres, la mosquée...
N
Niveau (niveau à lunette): Instrument qui sert à
donner l'horizontalité et, en conséquence, à définir les
différences d'altitude entre deux points (dénivelée). Cette
dénivelée résulte de lectures directes sur une mire ? parlante ?
dans les appareils classiques, ou de lectures de codes à barres
avec les niveaux électroniques récents.
Nivellement : Opération qui
permet de définir l'altitude d'un point à partir de l'altitude
connue d'une référence, après avoir calculé la dénivelée entre
ces deux points.
Le nivellement ? direct ? nécessite l'utilisation d'un niveau et
d'une mire. Le nivellement ? indirect ? résulte de la mesure de
l'angle vertical et de la distance horizontale ou inclinée entre
les 2 points.
Nue-propriété : démembrement du
droit de propriété qui donne le droit de disposer du bien mais
qui laisse à l'usufruitier l'usage et les produits de ce bien.
Numérisation : Conversion d'une
information analogique sous une forme numérique. Avec comme
conséquence une exploitation facilitée pour la transmission et
le calcul de cette information.
O
Opération de change :
C’est une opération financière qui consiste pour un apporteur de
devises de les échanger contre le dirham marocain selon les
cours de change affichés à l’heure de la transaction et
vice-versa.
Elle s’effectue dans tous guichets bancaires et même chez les
teneurs de bazars (vendeurs d’objets d’artisanat).
Ordonnance de référé:
décision d'urgence rendue par un tribunal dans des délais très
brefs et qui ne préjuge pas obligatoirement de la décision du
tribunal pour trancher complètement le litige qui lui est
soumis.
P
Parcelle : la
parcelle est un terrain de l’exploitation séparé du reste de
celle-ci par des lignes de démarcation clairement visibles
(haie, seguia, piste,...). Elle est d'un même tenant, mais peut
être d'une même consistance ou non.
Elle est d'un même tenant lorsque son labour peut se faire sans
obstacles naturels ou artificiels. Elle est de même consistance
lorsqu'elle est constituée uniquement par l'une ou l'autre des
catégories de terres suivantes :
-
terre de labour irriguée ou non
irriguée,
-
plantation dense irriguée ou non
irriguée de même espèce ou composée d’un mélange
d’espèces,
-
terrain de pacage.
Partie privative d'un lot de copropriété: partie
des bâtiments et des terrains attribuée à titre exclusif à un
copropriétaire déterminé. Le droit d'usage et de jouissance du
copropriétaire n'est limité que par le respect des droits des
autres copropriétaires et de la destination de l'immeuble.
Parties communes d'une copropriété
: parties des bâtiments et des terrains affectées à l'usage ou à
l'utilité de tous les copropriétaires ou de plusieurs d'entre
eux. L'article 3 de la loi du 10 juillet 1965 énumère un certain
nombre d'éléments réputés parties communes ou droits accessoires
aux parties communes. Cette énumération n'est donnée qu'à titre
indicatif. C'est normalement le règlement de copropriété qui
détermine les parties communes.
Photogrammétrie terrestre : C'est
une science qui restitue avec précision les façades complexes ou
des ouvrages d'art par l'exploitation de prises de vues
stéréoscopiques géoréférencées (points de calage identifiables
et calculés).
NB : on peut aussi utiliser la photogrammétrie par prises de
vues "convergente" dans laquelle la définition tridimensionnelle
de l'objet résulte de prises de vues surabondantes.
Pisé
: mélange compacté de terre humide plus ou moins
argileuse, de paille et de gravier. Ce matériau de construction
traditionnelle est répandu en milieu rural.
Plan d'aménagement : Le
plan d’aménagement est le document d’urbanisme réglementaire qui
définit le droit d’utilisation du sol. C’est aussi l’instrument
qui transforme les orientations du SDAU en prescriptions légales
opposables à l’administration et aux tiers.
Planimétrie : Partie de la topographie qui
permet la représentation orthogonale d'un terrain sur une
surface de référence (voir Géode, coordonnées X, Y).
Plomb : le saturnisme est une
intoxication due au plomb provoquée, dan s les logements anciens
et vétustes, par l'eau transportée dans des canalisations en
plomb et par la composition des peintures anciennes En vue de
lutter contre cette maladie, la loi impose à certains
propriétaires d'immeubles d'effectuer un ? diagnostic plomb ?
(loi du 29 juillet 1988, décrets du 9 Juin 1999). En cas de
vente d'un local situé dans un immeuble antérieur à 1948 situé
dans une zone à risque délimitée par arrêté préfectoral, un état
des risques d'accessibilité au plomb datant de moins d'un an,
doit être annexé à tout avant -contrat ou contrat de vente. A
défaut le vendeur, même non professionnel, ne peut s'exonérer de
la garantie du vice caché lié au plomb.
Plus-value : accroissement de
la valeur d'un bien pendant une période déterminée. La
plus-value est généralement taxée fiscalement.
Pollicitation : offre par
laquelle une personne propose à un tiers la conclusion d'une
convention (par exemple pour l'acquisition d'un bien
immobilier).
Polygonation : Enchaînement des
mesures effectuées sur les stations nécessaires à un lever, et
reliées entre elles (angles et distances). Résolution
mathématique de ces mesures (calcul en X, Y et Z de chacune des
stations). Une polygonation est indépendante (origine des X et Y
arbitraire) ou rattachée (système Lambert).
La polygonation est l'ossature du lever.
Préemption : mise en oeuvre par
une personne publique ou privée du droit qui lui est reconnu
d'acquérir la propriété d'un bien lors de son aliénation, de
préférence à tout autre acheteur.
Prénotation
: IL existe trois type de prénotation avec des effets
différents. Le premier s’effectue en vertu d’un titre valable
pendant dix jours (réquisition d’inscription et acte à
inscrire), alors que la deuxième procédure a lieu en vertu d’une
ordonnance du tribunal de première instance et reste valable
pendant six mois. Le troisième type est le préféré des
arnaqueurs: il s’agit de la prénotation sur requête introductive
en justice. Cette procédure reste effective pendant toute la
durée de l’instance jusqu’à résolution du litige.
Prescription
: mode d'acquisition ou d'extinction d'un droit, par
l'écoulement d'un certain laps de temps et sous les conditions
déterminées par la loi.
Promesse d'achat :
avant-contrat par lequel une personne s'engage à acquérir un
bien à des conditions acceptées par le vendeur.
Promesse de vente :
avant-contrat par lequel une personne s'engage à vendre un bien
à des conditions acceptées par le bénéficiaire.
Prospect : règle de distance
minimale entre la construction projetée et la voie desservant le
terrain ou un bâtiment voisin.
Publicité foncière : procédure
ayant pour objet d'enregistrer les actes juridiques portant sur
les biens immobiliers. Les informations sont centralisées dans
le fichier immobilier géré par les bureaux des hypothèques.
Q
Rattachement
:
Etablissement de 1iens géométriques entre deux réseaux de points
dont l'un sert de référence, afin d'exprimer l'autre dans la
même référence géométrique que le premier.
Récolement
: opération
qui consiste, en cours de réalisation ou à la fin des travaux, à
relever la position et à dresser le plan des éléments matériels
de l'ouvrage (bâtiment, réseaux, voirie ...) Cette opération
permet d'en connaître la situation exacte après son achèvement.
Règles de l'art
: ensemble de
règles méthodologiques et déontologiques auxquelles doit se
conformer le professionnel libéral dans l'accomplissement des
missions qui lui sont confiées.
Règlement de copropriété
:
document contractuel qui a pour but d'organiser la copropriété
et qui comporte notamment des clauses :
déterminant la destination des parties tant privatives que
communes ainsi que les conditions de leur jouissance ; fixant
les règles relatives à l'administration des parties communes ;
déterminant la répartition des charges générales et spéciales.
Règlement de lotissement
:
document facultatif, de droit public et opposable aux tiers, qui
fixe le droit des sols applicable au lotissement lorsque les
règles générales d'urbanisme en vigueur dans la commune sont
estimées insuffisantes et méritent des compléments.
Remembrement rural
: opération
d'aménagement foncier qui a pour objet de restructurer les
propriétés et les exploitations agricoles et forestières pour
aboutir à une utilisation plus rationnelle des terres.
Texte de base : code rural.
Rescision
: terme
désignant l'annulation, rétroactive, par décision judiciaire,
d'un acte lésionnaire.
Responsabilité décennale
:
responsabilité encourue par une entreprise ou un professionnel
libéral du fait de missions de maîtrise d'oeuvre comprenant la
conception, la réalisation, la coordination de chantiers, et
portant sur des ouvrages de bâtiments ou des ouvrages de génie
civil. Cette responsabilité doit être couverte par une
assurance.
Responsabilité professionnelle
:
responsabilité civile qui incombe à une entreprise ou à un
professionnel libéral en raison des dommages corporels,
matériels ou immatériels subis par autrui, y compris les
clients, du fait de ses actes ou de ceux de ses salariés. Cette
responsabilité doit être couverte par une assurance.
Riyad ou Riad
: le riyad
est à l'origine un jardin clos dessiné suivant un modèle précis
(quatre parterres autour d'une fontaine), jardin qui faisait
souvent partie d'un ensemble plus vaste (demeure ou palais à
plusieurs cours et patios). Aujourd'hui, ce mot a pris une
signification particulière pour désigner toute maison dont
l'espace central ouvert sur le ciel est arboré.
S
Saisie
:
C'est la vente globale d'un tiers par un copropriétaire, qui a
l'entrée commune, d'un immeuble indivis, à charge par les autres
co-indivisaires, s'ils ne veulent pas être considérés comme
ayant ratifié, d'exercer un retrait particulier à cette vente,
en vertu d'exercer un retrait particulier à cette vente, en
vertu du droit de Dhom.
Saisie
: voie
d'exécution forcée par laquelle un créancier fait mettre sous
main de justice les biens de son débiteur, en vue de les faire
vendre aux enchères publiques et de se payer sur le prix.
Servitudes
: elles sont
très diverses. Les servitudes administratives sont imposées à
des propriétaires privés dans un but d'intérêt général. Les
servitudes privées sont des charges imposées au propriétaire du
fonds servant au bénéfice du propriétaire du fonds dominant.
Elles peuvent être conventionnelles (établies par accord des
parties) ou légales (imposées au propriétaire du fonds servant).
Soulte
: somme
d'argent versée en complément de l'apport d'un bien en échange
d'un autre bien de valeur supérieure.
Station (de lever)
: position
matérialisée, repérée et calculée (X, Y, Z) du théodolite à
partir de laquelle sont levés tous les points nécessaires par
rayonnement.
Station totale
: La
distinction entre théodolite et tachéomètre aura bientôt
disparu. Les appareils modernes sont tous dotés de systèmes
enregistreurs des angles et des distances et de menus offrant de
nombreuses possibilités (voir tachéomètre ou théodolite).
Statut juridique de la terre
: On entend par statut juridique d'une
terre, la forme juridique de propriété identifiant la terre
vis-à-vis des lois, des règlements ou des coutumes inhérentes à
chaque forme. Les principaux statuts juridiques présents au
Maroc sont : Le melk, le collectif, le guich, le habous et le
domaine de l'Etat.
Superficie Agricole Utile (SAU)
: la
superficie agricole utile (S.A.U) d'une exploitation comprend la
superficie des terres labourables et celle des plantations
denses.
Seules 12% des terres sont considérées comme de la Surface
Agricole Utile (S.A.U). Cette rareté du foncier agricole, objet
d'une intense spéculation, explique les prix observés à
l'hectare. Dans la région de Meknès, un hectare de terre non
irrigué (en " bour " ou agriculture pluviale) coûte entre 9150
et 15250 €. Ce même hectare revient à 30 500 € lorsqu'il est
irrigué ou pourvu en puits et matériel d'adduction d'eau (en
France, le prix moyen d'un hectare de terre s'élève à 3050 et
7600 € pour du verger ).
Superficie privative d'un lot de copropriété
: superficie
des planchers des locaux clos et couverts après déduction des
surfaces occupées par les murs, cloisons, marches et cages
d'escalier, gaines, embrasures de portes et de fenêtres. Il
n'est pas tenu compte des caves, garages, emplacements de
stationnement ni des lots ou fractions de lot d'une superficie
inférieure à 8 m2. Il n'est pas non plus tenu compte des
planchers des parties des locaux d'une hauteur inférieure à 1,80
m.
Textes de base : loi du 18 décembre 1996 et décret du 23 mai
1997.
Surface habitable
: surface de
plancher construite, après déduction des surfaces occupées par
les murs, cloisons, marches et cages d'escalier, gaines,
embrasures de portes et de fenêtres. Il n'est pas tenu compte de
la superficie des combles non aménagés, caves, sous-sols,
remises, garages, terrasses, loggias, balcons, séchoirs
extérieurs au logement, vérandas, volumes vitrés, locaux communs
et autres dépendances des logements, ni des parties de locaux
d'une hauteur inférieure à 1,80 m.
Texte de base : code de la construction et de l'habitation.
Surface hors oeuvre brute (SHOB)
:
somme des
surfaces de plancher de chaque niveau de la construction.
Texte de base : code de l'urbanisme.
Surface hors oeuvre nette (SHON)
: surface
obtenue à partir de la SHOB en déduisant la surface des
planchers des combles et des sous-sols non aménageables, des
toitures-terrasses, des balcons, des loggias et surfaces non
closes des rez-de-chaussée, des parties de bâtiment aménagées en
vue du stationnement des véhicules, d'une surface forfaitaire de
5% relative à l'isolation des locaux et éventuellement d'autres
déductions spécifiques.
Texte de base : code de l'urbanisme.
Surface utile
: surface
obtenue à partir de la surface habitable, après ajout de la
moitié des surfaces annexes réservées à l'usage exclusif de
l'occupant du logement et dont la hauteur sous plafond est au
moins égale à 1,80 m. Texte de base : code de la construction et
de l'habitation.
Sur-sol
: Objets
géographiques dont l'élévation s'étend au dessus du terrain
naturel, comme des immeubles, des ouvrages d'art, des arbres,
etc...
Système d'information géographique
: système
informatique comprenant des matériels, des logiciels, et des
processus conçus pour permettre la collecte, la gestion, la
manipulation, l'analyse, la modélisation et l'affichage de
données repérées dans l'espace afin de résoudre des problèmes
complexes d'aménagement et de gestion et d'en extraire des
synthèses utiles à la décision.
Syndic de copropriété
: mandataire
du syndicat de copropriétaires, le syndic gère la copropriété
sous le contrôle du conseil syndical, prépare et exécute les
décisions de l'assemblée générale, et accomplit l'ensemble des
tâches qui lui incombent.
T
Tachéomètre
: Instrument,
proche du théodolite mais de moindre précision. Le tachéomètre
électronique équipé d'un distancemètre permet d'obtenir la
distance inclinée ou horizontale entre la station et le point
visé (voir station totale ou théodolite).
Tadelakt
:
Le Tadelakt est
une ancienne technique de revêtement mural, utilisée par
plusieurs civilisations antiques depuis de nombreux millénaires.
On la retrouve au Maroc, où l’on s’en servait
traditionnellement pour les salles d’eau, hammams, et sols
intérieurs.
En arabe, Tadelakt veut dire caresser, masser car cet enduit
réalisé à base de chaux, est patiemment "caressé" avec un galet
de pierre puis ensuite "massé" avec du savon noir.
Tantièmes de copropriété (ou millièmes de
copropriété)
: ils
déterminent la quote-part de la copropriété de l'immeuble, et
donc la quote-part des parties communes, qui est attachée à
chaque lot privatif.
Terres labourables
: la terre de
labour est une terre qui a été cultivée au moins une fois,
durant les 4 dernières années, par des cultures de plein champs
dont le cycle végétatif est en général inférieur à un an et qui
doit être réensemencée ou replantée après la récolte pour la
production ultérieure.
La jachère est une terre de labour n'ayant porté aucune culture
au cours de la campagne agricole de référence. Elle est ainsi
laissée en repos (Ragda) pendant une période pouvant varier
d'une année à 3 années au maximum.
Les terres temporairement occupées par des cultures fourragères
herbacées destinées à la fauche ou à la pâture et dont la plante
est détruite au moment des labours sont considérées comme des
terres de labour. Il en est de même pour les terres plantées en
canne à sucre.
Les terres sous couvert de protection en verre, en plastique ou
en autre matériel consacrées à des cultures temporaires font
partie de la catégorie des terres de labour.
Terres réservées au pâturage
: ce sont
des terres qui servent au pacage des animaux. Elles ne sont ni
terres de labour, ni terres de plantations denses, ni incultes.
Elles ne sont pas labourées, bien qu'elles soient susceptibles
de l'être. Autrement dit, il peut s'agir soit de terres pouvant
être labourées mais laissées en herbe, soit de terres ayant déjà
été labourées, mais laissées en repos pendant au moins 4 ans
successifs.
Théodolite
: Instrument
de visée qui permet de mesurer les angles horizontaux
(azimutaux) et verticaux (zénithaux) (voir station totale ou
tachéomètre).
Tiers payant
:
organisme extérieur qui acquitte directement une partie de la
dette du débiteur (par exemple pour l'aide au logement ou l'aide
personnalisée au logement).
Topographie
: technique
ayant pour objet l'exécution et l'exploitation des observations
concernant l'identification, la position, la forme et les
dimensions des éléments existant à la surface du sol ou
éventuellement dans le sous-sol.
Tour d'échelle
: droit de
passage momentané sur une propriété voisine pour permettre à un
propriétaire de procéder à la réparation de sa maison ou de son
mur.
Travaux Connexes
: Ensemble
des travaux induits par l'aménagement foncier (travaux sur les
voiries anciennes ou futures, les réseaux hydrauliques, des
aires de stockage, etc. ..)
Trépied
: Dispositif
en bois (le plus souvent) composé de 3 pieds dont les pointes
sont enfoncées dans le sol. Sur la partie supérieure usinée on
vient fixer le théodolite ou le niveau pour les mesures
topographiques.
Triangulation
: Opérations
géodésiques consistant à déterminer les coordonnées de points
principaux, constituant le canevas du lever, par résolution de
triangles à partir d'une base mesurée et connue (la
triangulation fait appel à certains procédés géométriques :
intersections, relèvements, rabattements?)
Le développement de la technologie GPS a considérable réduit le
champ de la triangulation classique.
Troubles anormaux de voisinage
:
nuisances diverses (bruits, odeurs, activités dangereuses ou
insalubres) dont peuvent être victimes certains propriétaires ou
locataires du fait de leurs voisins. Ces troubles anormaux
peuvent être sanctionnés pénalement par des amendes et donner
lieu au versement de dommages-intérêts.
Tutelle
: régime de
protection institué par la loi pour sauvegarder dans leur
personne et leurs biens, certains individus incapables de
pourvoir eux-mêmes à leur intérêt et dont la chargé incombe,
sous la surveillance du juge des tutelles, à divers organes :
tuteur, conseil de famille, etc.
U
Unité foncière
:
ensemble de parcelles contigus appartenant à un même
propriétaire.
Usufruit
:
démembrement de la propriété, c'est le droit d'utiliser un bien
et d'en percevoir les fruits, sans en être propriétaire, le
nu-propriétaire restant libre d'en disposer.
V
Vente d'immeuble à construire :
contrat de
vente dans lequel le vendeur s'engage à édifier un immeuble
moyennant un délai et un prix. Il peut s'agir :
→ soit d'une vente à terme : le prix est payé à la
livraison. Le transfert de propriété est constaté par acte
authentique après l'achèvement de l'immeuble ; il produit ses
effets rétroactivement au jour de la vente,
→ soit d'une vente en l'état futur d'achèvement : le prix
est payé au fur et à mesure de l'exécution des travaux. La
propriété du sol est immédiatement transférée à l'acquéreur,
celle des constructions au fur et à mesure de leur exécution. Le
vendeur conserve les pouvoirs du maître de l'ouvrage jusqu'à la
réception des travaux.
Textes de base : Code civil - Code de la construction et de
l'habitation.
Vocation non agricole (VNA)
: au Maroc,
la loi interdit aux étrangers d’acquérir des terrains situés
en dehors du périmètre urbain. Ces terrains sont classés
Agricoles. Toutefois, pour encourager les investisseurs
étranger, l’Etat accorde la possibilité de modifier la nature
juridique du terrain et de la classer à Vocation Non Agricole.
C’est une procédure complexe. Le montage du dossier nécessite le
recours à un architecte en géométrie et doit obtenir l’accord de
la commune concernée de l’agence urbaine et de l’Office
d’agriculture avant d’être envoyé à la préfecture où une
commission mensuelle statue les dossiers.
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